Structure des rémunérations variables dans le secteur privé en 2016

En 2016, dans les entreprises de 10 salariés ou plus du secteur privé, les éléments variables de la rémunération ont représenté 20,1% de la rémunération brute totale. Les primes et compléments de salaire, et les heures supplémentaires ou complémentaires, en constituent la majeure partie : 15,5% de la rémunération brute totale. L’épargne salariale et les autres éléments de rémunération contribuent respectivement à 3,4% et à 1,2% de celle-ci.

La structure des rémunérations varie fortement selon le secteur d’activité et la branche professionnelle. La taille de l’entreprise a aussi un impact important. Plus l’entreprise est grande, plus les salariés perçoivent des compléments de salaire sous forme de primes ou d’épargne salariale. En revanche, les heures supplémentaires et complémentaires sont plus fréquentes dans les plus petites entreprises, de 10 à 19 salariés.

En 2016, la part variable de la rémunération retrouve le niveau enregistré avant la crise (20,1% en 2008). Les éléments variables ayant le caractère de salaire (primes et compléments de salaire, heures supplémentaires et complémentaires) se redressent depuis 2013 tandis que le poids de l’épargne salariale reste stable. En moyenne sur la période 2013-2016, la part variable dans la rémunération brute totale s’est établie à 19,6%, contre 19,0% sur la période 2009-2012.

C’est dans les secteurs où la part des primes est la plus élevée que la proportion de salariés qui en bénéficie est la plus importante. Ainsi, dans l’industrie, où la part des primes s’établit à 15,1%, presque tous les salariés en ont bénéficié (93,5%). Dans les services marchands, les primes représentent 13,2% de la rémunération et 82,6% des salariés en bénéficient.

La situation y est toutefois très contrastée. La distribution de primes y est presque aussi répandue que dans l’industrie, dans le commerce, les transports et l’entreposage et surtout les activités financières et d’assurance, où près de 93,6% des salariés en ont bénéficié en 2016.

En revanche, dans l’hébergement et restauration, et dans la construction, la part des salariés bénéficiaires de primes est significativement plus faible. 67,7% des salariés couverts par une convention collective du regroupement de branches «hôtellerie, restauration et tourisme» bénéficient des primes en 2016. C’est 7 points de moins qu’en 2014. Ce recul s’explique, au moins partiellement, par la suppression, en 2015, de la prime «TVA» qui était versée depuis 2010 aux salariés des entreprises relevant de la convention collective des hôtels-cafés-restaurants. Cette prime était liée à la baisse du taux de TVA dans le secteur lors de son instauration (la TVA passant de 19,6% à 5,5%).

Dans la construction, 70,9% des salariés perçoivent des primes et compléments de salaire, proportion inchangée par rapport à celle observée en 2014. Celles-ci représentent 7,9% de la rémunération brute totale, soit 0,9 point de moins qu’en 2014, contre une progression de 0,9 point dans l’industrie et 0,6 point dans les services marchands. En 2016, les salariés du secteur de la construction sont relativement moins nombreux qu’en 2014 à percevoir des primes liées à la performance individuelle (31,6% d’entre eux, soit 4 points de moins). Cette baisse peut être liée à la hausse de l’activité partielle. Ainsi, en 2015 et 2016, le recours à l’activité partielle a très significativement augmenté dans ce secteur, où il était déjà structurellement important.

Le versement des indemnités de chômage partiel et pour congés intempéries, incluses dans les éléments de rémunération n’ayant pas le caractère de salaire, a progressé. La part de ces derniers dans la rémunération brute totale est passée de 0,8% en 2014 à 1,1% en 2016.

Les différences sectorielles observées sur les proportions de salariés bénéficiaires des primes sont plus ou moins marquées. Elles concordent globalement avec les proportions d’employeurs attribuant des primes, telles que mesurées par l’enquête trimestrielle Acemo. Selon cette enquête, le versement des primes au cours d’une année présente une saisonnalité significativement augmenté dans ce secteur, où il était déjà structurellement important. Le versement des indemnités de chômage partiel et pour congés intempéries, incluses dans les éléments de rémunération n’ayant pas le caractère de salaire, a progressé. La part de ces derniers dans la rémunération brute totale est passée de 0,8% en 2014 à 1,1% en 2016.

Les différences sectorielles observées sur les proportions de salariés bénéficiaires des primes sont plus ou moins marquées. Elles concordent globalement avec les proportions d’employeurs attribuant des primes, telles que mesurées par l’enquête trimestrielle Acemo. Selon cette enquête, le versement des primes au cours d’une année présente une saisonnalité marquée où le 4e trimestre est le plus important. Dans la construction, 66,8% d’établissements ont attribué des primes au 4e trimestre 2016 contre 83,1% dans l’industrie (Focus).

Source Dares

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